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Le dénouement (Acte V scène V et VI) DOM JUAN le Jeu 26 Fév - 13:30
Le dénouement au XVIIème siècle : rapide (ici, c’est la mort qui est rapide, mais le dénouement couvre
tout l’acte V), complet (le sort de Don Juan est réglé) et nécessaire (tout contribue à cette fin)
Vocabulaire technique : il débute au moment où l’intrigue s’achemine vers la fin.
Dans Don Juan, le dénouement = acte V dans son ensemble.
Dénouement resserré :
- Don Juan sur la défensive : Don Juan se convertit à l’hypocrisie au début de l’acte V (fin de ses
conquêtes).
- Don Juan ne peut plus continuer la libre existence qui était jusqu’alors la sienne.
Un temps désormais compté : les avertissements se multiplient.
Dénouement spectaculaire :
- Irruption et métamorphoses du merveilleux :
o Présence du surnaturel : un spectre, la Mort, la statue
o Nécessité de disposer d’une machinerie pour les effets spéciaux.
- Une mort extraordinaire
o Longue didascalie qui indique les détails de la mort de Don Juan = gouffre infernal.
La mise en scène doit montrer cette descente aux enfers.
Influence baroque :
- association de la vie et de la mort : la statue parle (comme si le mort ressuscitait)
- confusion du réel et du surnaturel : l’intervention spectaculaire finale flatte la sensibilité baroque,
avide de grandiose, de mystère et de tumultueuse fulgurance.
Dénouement paradoxal :
- un dénouement nécessaire et logique :
o Les 4 1ers actes : Don Juan se moque de l’ordre établi et défie la société
o A partir de l’acte V : révolte contre Dieu
Le caractère radical de la rébellion = il est donc logique que ce soit une intervention du surnaturel qui
châtie Don Juan.
- Dénouement invraisemblable sur le plan rationnel mais logique sur le plan de l’organisation
interne de l’oeuvre.
- Un dénouement ambigu :
o La défaite de Don Juan (la mort) : sanction justifiée moralement (Don Juan paie ses fautes)
et conforme à l’enseignement religieux : l’endurcissement au péché conduit au châtiment.
o Triomphe dans lé défaite : Don Juan a contraint Dieu à se manifester.
o Une mort héroïque et grandiose : aucun homme ne meurt comme Don Juan.
Damnation ou apothéose ?
Les personnages :
- Qui sont les personnages présents dans ces deux scènes ? Don Juan + Sganarelle + Spectre, Mort,
statue
- Combien de fois a-t-on déjà vu la statue ? Trois fois (cf tableau)
- Quel est le rôle du spectre et de la statue ? que représentent-ils symboliquement ? Aucun homme
ne peut punir Don Juan, car il s’est placé au-dessus de l’humanité. Il n’y a que les forces
surnaturelles qui puissent l’atteindre.
o La femme voilée (spectre) symbole des femmes conquises par Don Juan
o La Mort : c’est le moment de mourir pour Don Juan
o La statue : la voix de la vengeance. Le crime a été jugé par les hommes (Don Juan a
obtenu la grâce) mais pas par Dieu.
- Pourquoi seuls Don Juan et Sganarelle sont-ils présents ? Comment comprendre que le châtiment
de Don Juan intervienne alors qu’aucune de ses victimes n’est présente ? « c’est une affaire entre
le Ciel et moi » (acte I, scène 2)
Une pièce à machines :
- Que pensez-vous de ces deux scènes ? Manifestation du surnaturel + spectaculaire
- Pourquoi Molière choisit-il de faire intervenir autant d’éléments surnaturels dans la fin de la
pièce ? Quelle crédibilité cela donne-t-il ? cela paraît invraisemblable sur le plan rationnel mais
logique par rapport à l’organisation interne de l’oeuvre. La mort de Don Juan est à la mesure de
son tempérament.
Les propos de Don Juan et Sganarelle :
- Comment Don Juan réagit-il ? incrédulité « rien n’est capable de m’imprimer de la terreur »,
« non, non, il ne sera pas dit » : jusqu’au bout, il provoque (épée) et entraîne Sganarelle avec lui
« allons, suis moi). Il n’y a aucune hésitation de Don Juan.
- Quelles sont les dernières paroles de Don Juan ? Essayez de leur donner des sens différents.
- Quel sens donner à la dernière réplique de la pièce ? Sganarelle tire la leçon de cette catastrophe
(cf le rôle du coryphée dans la tragédie antique)
- - Les comptes ne sont pas tous réglés à la fin de la pièce (Molière interprétait ce rôle et on ne sait à
qui s’adresse sa dernière réplique « Mes gages ! »
- - Ce qui désole Sganarelle, c’est le manque à gagner et non la mort de Don Juan
- - Ultime facétie
- - La censure se justifie : au XVIIème siècle, on ne doit pas mélanger le comique et le sacré.
tout l’acte V), complet (le sort de Don Juan est réglé) et nécessaire (tout contribue à cette fin)
Vocabulaire technique : il débute au moment où l’intrigue s’achemine vers la fin.
Dans Don Juan, le dénouement = acte V dans son ensemble.
Dénouement resserré :
- Don Juan sur la défensive : Don Juan se convertit à l’hypocrisie au début de l’acte V (fin de ses
conquêtes).
- Don Juan ne peut plus continuer la libre existence qui était jusqu’alors la sienne.
Un temps désormais compté : les avertissements se multiplient.
Dénouement spectaculaire :
- Irruption et métamorphoses du merveilleux :
o Présence du surnaturel : un spectre, la Mort, la statue
o Nécessité de disposer d’une machinerie pour les effets spéciaux.
- Une mort extraordinaire
o Longue didascalie qui indique les détails de la mort de Don Juan = gouffre infernal.
La mise en scène doit montrer cette descente aux enfers.
Influence baroque :
- association de la vie et de la mort : la statue parle (comme si le mort ressuscitait)
- confusion du réel et du surnaturel : l’intervention spectaculaire finale flatte la sensibilité baroque,
avide de grandiose, de mystère et de tumultueuse fulgurance.
Dénouement paradoxal :
- un dénouement nécessaire et logique :
o Les 4 1ers actes : Don Juan se moque de l’ordre établi et défie la société
o A partir de l’acte V : révolte contre Dieu
Le caractère radical de la rébellion = il est donc logique que ce soit une intervention du surnaturel qui
châtie Don Juan.
- Dénouement invraisemblable sur le plan rationnel mais logique sur le plan de l’organisation
interne de l’oeuvre.
- Un dénouement ambigu :
o La défaite de Don Juan (la mort) : sanction justifiée moralement (Don Juan paie ses fautes)
et conforme à l’enseignement religieux : l’endurcissement au péché conduit au châtiment.
o Triomphe dans lé défaite : Don Juan a contraint Dieu à se manifester.
o Une mort héroïque et grandiose : aucun homme ne meurt comme Don Juan.
Damnation ou apothéose ?
Les personnages :
- Qui sont les personnages présents dans ces deux scènes ? Don Juan + Sganarelle + Spectre, Mort,
statue
- Combien de fois a-t-on déjà vu la statue ? Trois fois (cf tableau)
- Quel est le rôle du spectre et de la statue ? que représentent-ils symboliquement ? Aucun homme
ne peut punir Don Juan, car il s’est placé au-dessus de l’humanité. Il n’y a que les forces
surnaturelles qui puissent l’atteindre.
o La femme voilée (spectre) symbole des femmes conquises par Don Juan
o La Mort : c’est le moment de mourir pour Don Juan
o La statue : la voix de la vengeance. Le crime a été jugé par les hommes (Don Juan a
obtenu la grâce) mais pas par Dieu.
- Pourquoi seuls Don Juan et Sganarelle sont-ils présents ? Comment comprendre que le châtiment
de Don Juan intervienne alors qu’aucune de ses victimes n’est présente ? « c’est une affaire entre
le Ciel et moi » (acte I, scène 2)
Une pièce à machines :
- Que pensez-vous de ces deux scènes ? Manifestation du surnaturel + spectaculaire
- Pourquoi Molière choisit-il de faire intervenir autant d’éléments surnaturels dans la fin de la
pièce ? Quelle crédibilité cela donne-t-il ? cela paraît invraisemblable sur le plan rationnel mais
logique par rapport à l’organisation interne de l’oeuvre. La mort de Don Juan est à la mesure de
son tempérament.
Les propos de Don Juan et Sganarelle :
- Comment Don Juan réagit-il ? incrédulité « rien n’est capable de m’imprimer de la terreur »,
« non, non, il ne sera pas dit » : jusqu’au bout, il provoque (épée) et entraîne Sganarelle avec lui
« allons, suis moi). Il n’y a aucune hésitation de Don Juan.
- Quelles sont les dernières paroles de Don Juan ? Essayez de leur donner des sens différents.
- Quel sens donner à la dernière réplique de la pièce ? Sganarelle tire la leçon de cette catastrophe
(cf le rôle du coryphée dans la tragédie antique)
- - Les comptes ne sont pas tous réglés à la fin de la pièce (Molière interprétait ce rôle et on ne sait à
qui s’adresse sa dernière réplique « Mes gages ! »
- - Ce qui désole Sganarelle, c’est le manque à gagner et non la mort de Don Juan
- - Ultime facétie
- - La censure se justifie : au XVIIème siècle, on ne doit pas mélanger le comique et le sacré.
